Jeudi 9 juillet 2009


Ségolène Royal a salué mercredi comme "une belle victoire" la reprise d'Heuliez par le groupe Bernard Krief Consulting (BKC), soulignant que la région Poitou-Charentes qu'elle préside entrait au capital de l'équipementier automobile à hauteur de "5 millions d'euros".

"C'est la démonstration qu'avec du courage, de l'obstination, du travail, des solutions existent et qu'un autre modèle économique est possible, c'est un message d'espoir pour toutes les entreprises françaises qui sont imaginatives, comme ici pour la voiture électrique et propre"
, a déclaré Mme Royal lors d'une conférence de presse.
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Jeudi 9 juillet 2009

le 08/07/2009,    Info d'un chroniqueur invité par Le Post

L'opinion exprimée n'engage que son auteur.
Ignorant tout du sujet, j'ai passé une soirée intense lors de cette Université participative sur les pesticides. Et on a quand même fini par rire!


Ségolène Royal lors de l'université participative sur les pesticides, le 6 Juillet 2009 à Paris, au Théatre Dejazet - (cc RichardTrois)

Lundi soir, Ségolène Royal poursuivait le travail de réflexion, de fond engagé depuis plusieurs mois avec une 4ème université populaire participative qui s'est tenue au Théatre Dejazet à Paris.
Le sujet de cette université était l'impact des pesticides sur notre alimentation et notre santé et faisait donc suite à celle sur la Fraternité, celle sur l'Afrique et l'Europe et puis celle sur le modèle de développement pour sortir de la crise.

Devant plus de 700 personnes, Delphine Batho, députée des Deux-Sèvres, a ouvert l'Université participative en taclant une certaine "élite" :

« Certains observateurs ou commentateurs se sont étonnés du choix de ce soir qui vient après 3 universités participatives sur des sujets éminents, la Fraternité, l'Afrique et la Crise. Peut être dans ces remarques, y a-t-il une façon de dire que le sujet des pesticides ne serait pas un sujet sérieux. Que ce serait un sujet secondaire, dérisoire, mineur, peut être un sujet intéressant pour quelques experts ou quelques citoyens jusqu'au boutistes de l'écologie mais pas le plus grand nombre. (...) Je voudrais rappeler en guise d'introduction quelques données élémentaires :

- Il y a chaque année 140 millions de tonnes de pesticides qui sont épandues dans le monde.
- La France est le premier consommateur européen de pesticides. Elle absorbe à elle seule un tiers des produits utilisés dans l'Union européenne.
- 96% des eaux superficielles et 61% des nappes phréatiques en France sont polluées par les pesticides.
- On constate une augmentation de l'incidence des cancers depuis une vingtaine d'années (...)
- l'augmentation du taux d'incidence des cancers depuis 1980 est estimée à 35% pour l'homme et 43% pour la femme et un partie de cette augmentation est très certainement liée à des facteurs environnementaux dont les pesticides. »


Delphine Batho ouvre l'Université sur les pesticides et l'alimentation -

Delphine Batho a rappelé qu'elle avait interpellé Roselyne Bachelot sur l'absence d'études de l'impact sur la santé humaine du pesticide "roundup" pour lequel le principe de précaution n'est pas appliqué et la question posée à l'Assemblée Nationale est toujours sans réponse de la part de la ministre de la Santé.

L'université a débuté avec la projection du film de Jean-Paul Jaud, "Nos Enfants Nous Accuseront". Un film de très belle facture, inquiétant, mais qui montre -exemple à l'appui- que les politiques peuvent agir quand ils le veulent.

Ségolène Royal a ensuite pris la parole. Elle a commencé par expliquer qu'elle avait reçu de toutes parts d'amicales pressions pour que cette université ne se tienne pas. Des pressions, recommandations remettant en cause la crédibilité des intervenants, notamment le professeur de médecine, D. Belpomme. « C'est vous dire si la loi du silence est lourde » a-t-elle déclaré en guise d'introduction.



Elle a rappelé ensuite les difficultés et les pressions judiciaires rencontrées par elle-même et par les élus ayant décidé de faire de la région Poitou-Charentes la première région hors OGM. Puis, elle a expliqué :
« Est-ce une raison pour se taire ? Certainement pas. Est-ce une raison pour ne pas dire les choses ? Certainement pas. Faut-il attendre qu'il y ait des certitudes absolues sur les liens entre la dégradation de l'environnement, les pesticides et la santé ? Certainement pas. Bien sûr qu'il y a un faisceau de raisons qui conduisent au cancer. Bien sûr qu'il y a un faisceau de liaisons entre des faits et l'augmentation incroyable du nombre de cancers.
Mais on sait aujourd'hui, parce que la loi du silence commence à être levée qu'il y a un lien indéniable entre la pollution alimentaire et un certain nombre de maladies.
Moi, tout simplement, je voudrais dire que Désirs d'Avenir est un lieu de débat citoyen, de libre expression (...). »

Outre Delphine Batho, les députés socialistes Philippe Martin (Gers, Préfet) et Gérard Bapt (Haute-Garonne, Médecin) sont venus témoigner de la nécessité d'agir maintenant pour lutter contre le danger des pesticides. Philippe Martin a notamment décrit son action concrète dans le Gers et se projetant dans l'avenir a expliqué notamment que le grand enjeu est de structurer les filières de l'alimentation bio et d'utiliser ce grand gisement d'emplois verts.

Parmi les intervenants, le témoignage le plus frappant et le plus émouvant a été celui de Paul François, agriculteur conventionnel en Charente dont la vie a basculé le 27 avril 2004, à 40 ans et à cause des pesticides. Son parcours en dit long sur les pressions qui s'exercent sur les victimes. Je vous laisse découvrir son témoignage ici.

Et la soirée s'est terminée fort tard sur un gentil « clash » entre Jean-Charles Bocquet, Directeur Général de l'Union des Industries de la Protection des Plantes et les intervenants. Jean-Charles Bocquet, représentant l'industrie des pesticides, a donc pris la parole pour expliquer qu'effectivement ses produits n'étaient pas inoffensifs mais qu'ils faisaient l'objet de longues études avant mise sur le marché. Ségolène Royal lui a alors demandé s'il utilisait des pesticides dans son propre jardin. Il a alors répondu que non, qu'il n'y les utilisaient pas, provoquant le rire de la salle.


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Samedi 4 juillet 2009

  Afin de faciliter la venue à Montpellier du plus grand nombre, Désirs d’Avenir prendra à sa charge une part très significative du coût de la location des cars. Afin de pouvoir réserver ces cars, de connaitre leurs points de départ, il vous est demandé de vous préenregistrer.

D’autre part, pour celles et ceux qui souhaitent venir par le train, la SNCF dispose encore de billets Prem’s, avec des réductions importantes. Il faut, pour en bénéficier, réserver ces billets le plus rapidement possible.

Au cas où vous ne pourriez pas obtenir ces billets Prem’s, il sera encore possible d’avoir des réductions de 30 à 50 % en fonction de votre âge, à condition de voyager en groupes d’au moins 10 personnes.

Il restera aussi la possibilité du covoiturage.

Pour organiser ces déplacements, il nous est nécessaire de savoir le plus rapidement possible si vous souhaitez participer à la Fête de la Fraternité, en nous indiquant votre identité (nom, prénom, adresse), votre âge (pour la constitution des groupes SNCF), votre téléphone et/ou adresse électronique.

Vous pourrez donc donner toutes ces informations, de préférence à votre responsable de comité local, Nathalie LANZI

Vous pourrez également envoyer toutes ces informations aux adresses spécialement créées pour cette occasion, en fonction de votre indicatif téléphonique :

- Région 01: Pascal Lombardo et Christine Frey / fraterniteidf@gmail.com <mailto:fraterniteidf@gmail.com>

- Région 02: Vincent Ploquin et Martine Gavelle / fraterniteouest@gmail.com <mailto:fraterniteouest@gmail.com>  

- Région 03: Rolland Rodari et Thomas Vigreux / fraterniteest@gmail.com <mailto:fraterniteest@gmail.com>

- Région 04: Nicolas Cadène / fraternitesudest@gmail.com <mailto:fraternitesudest@gmail.com>  

- Région 05: Simon Janin et Kamel Chiblifraternitesudouest@gmail.com <mailto:fraternitesudouest@gmail.com>

Fraternellement, les coordonnateurs régionaux »

 

 
Appel de Damien:


« Chères amies, chers amis,

Conscient de l'effort financier que représente la venue de milliers de sympathisants le 19 Septembre prochain, à Montpellier, à l'occasion de la fête de la fraternité, nous souhaitons mettre un place un fonds de soutien, qui nous permettra, dans la mesure des dons qui y seront déposés, de financer
une partie de vos déplacements.

Ainsi, nous nous sommes fixer de prendre en charge la moitié des frais
engagés pour la location des cars, à partir du moment, bien sûr, où ces cars seront pleins. (nous n'allons pas financer des cars vides, cela va sans dire!)

Je vous demande donc, de diffuser très très largement cet appel au don autour de vous, afin que réussisse cette démarche solidaire.

Pour faire un don, cliquez ici <http://www.desirsdavenir.org/node/26524 <http://www.desirsdavenir.org/node/26524> >.

Si le lien ne fonctionne pas, vous pouvez copier-coller le lien suivant dans votre navigateur : http://www.desirsdavenir.org/node/26524 <http://www.desirsdavenir.org/node/26524>

Merci pour votre engagement.

De votre mobilisation dépendra le succès de cette entreprise.

La solidarité ne se fera pas sans vous.

Amitiés »

 

 
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Samedi 4 juillet 2009


La notion de PIB (produit intérieur brut) et, partant, de croissance (du PIB) a été inventée aux Etats-Unis lors de la grande dépression de 1929. Cet indicateur de richesse reste la référence de nos gouvernements et son augmentation prétend mesurer le progrès de nos sociétés.

La critique en est ancienne et le rapport Meadows « Halte à la croissance » a ouvert le feu dès 1970. Aujourd’hui tout le monde, y compris le Président de la République, dénonce la dictature du PIB, car la crise renforce la légitimité des recherches alternatives. D’autres indicateurs de l’état d’une nation sont élaborés sous le haut patronage des prix Nobel d’économie, Amartya Sen, inventeur de l’indicateur de développement humain (IDH) devenu référence du PNUD (Programme des nations unies pour le développement), et aussi Joseph Stiglitz. Globalement le PIB a le tort de n’additionner que des valeurs monétaires, produites par les entreprises et les administrations, d’en arriver ainsi à porter à l’actif du PIB les dégâts sociaux et environnementaux, et finalement d’assimiler le progrès humain au progrès économique à travers la croissance du PIB.

Au premier rang des nouveaux indicateurs de richesse , l’IDH, déjà cité, prend lui-même en compte de nombreux indicateurs particuliers, tels que la richesse matérielle, mais aussi l’espérance de vie, l’accès des habitants à la santé et à l’éducation, la participation des femmes à la vie politique, etc…l’empreinte écologique mesure l’équivalent en nombre d’hectares de la consommation nécessaire à un habitant d ‘un pays donné pour vivre et consommer (pour un Français d’aujourd’hui 5,1 ha), et le rapporte aux capacités réelles de la planète. (1,6ha par terrien) .L’indicateur de bien-être économique inclut des valeurs qui vont de la consommation au degré de protection sociale ou de préservation de l’environnement. Un indicateur de santé sociale des régions françaises révèle que les régions les plus riches économiquement, comme l’Ile-de-France, sont les plus pauvres en termes de santé sociale, tandis que le Limousin réalise la meilleure performance. .Sont aussi proposés un indicateur du bonheur, un indicateur de sécurité personnelle…

L’essentiel est peut-être ailleurs. Aucun indicateur, si synthétique qu’il soit, ne peut rendre compte de la complexité du réel. Comme le dit le philosophe Patrick Viveret, spécialiste de ces questions : « un indicateur est un outil pour sensibiliser et alerter : il doit « parler » aux gens afin qu’ils modifient leurs comportements ou acceptent des politiques radicales ».Parce qu’il y a autant de types d’indicateurs que de façons de se représenter une « bonne » société et qu’un indicateur n’est jamais neutre, les indicateurs alternatifs au PIB doivent être le produit d’une délibération collective de qualité. Restera-t-elle confinée au travail d’un petit groupe de savants , ou bien, pour coller à la réalité , commencera-t-elle avec l’expertise quotidienne des citoyens et des citoyennes dans un débat largement ouvert à la société civile? C’est la solution préconisée par un rapport du CESE (Conseil économique, social et environnemental) mandaté par François Fillon, à laquelle s’oppose la « boîte à outils » des économistes présentée par Jean-Paul Fitoussi, porte-parole de la commission Stiglitz mandatée par le Président de la République.

Notre choix est clair : par obligation de pertinence scientifique et par cohérence politique, les citoyens doivent avoir la parole.
La démocratie participative est consubstantielle au développement humain.


                                                                                                                                             Annick Bleugat
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Jeudi 2 juillet 2009

La prochaine Université populaire participative

Les pesticides : quel impact
pour notre alimentation et notre santé

aura lieu :

le lundi 6 juillet de 20h30 à 23h00
au Théâtre Dejazet
41, boulevard du Temple - 75003 Paris

La projection du documentaire Nos enfants nous accuseront de Jean-Paul Jaud sera suivie d'un débat avec des spécialistes du sujet.

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La France est le troisième consommateur mondial de pesticides et le premier consommateur européen. A elle seule, elle absorbe un tiers des produits utilisés au sein de l'Union. On estime que la majorité de nos rivières et la moitié de nos nappes phréatiques sont aujourd’hui contaminées par des pesticides. La pollution de l’eau et des sols par les produits phytosanitaires fait l’objet d’une loi du silence.

Quand cela s'arrêtera-t-il ? Comment expliquer cette inertie ? Pourquoi le Conseil des ministres européens de l'Environnement ne s’empare-t-il pas du problème ?

Autant de questions auxquelles répondront nos intervenants :

Jean-Paul Jaud, réalisateur de documentaires

Dominique Belpomme, Professeur de cancérologie

Serge Morin, agriculteur, chargé de l'action " Terre saine, zéro pesticides" en  Poitou-Charentes

Paul François, agriculteur victime des pesticides

Biographie des intervenants

Biographie Jean-Paul Jaud

Pionnier de la télévision moderne, il a participé à l'aventure de la création de Canal+. Depuis deux ans, il se consacre à l'écriture cinématographique.

Après s'être voué au sport, Jean-Paul Jaud porte son attention vers l'écologie. Homme de télévision avant tout, il commence par réaliser Le Noël des bergers et Les quatre saisons du berger pour la télévision, en 1992. Suivent Quatre saisons entre Marennes et Oléron (1997), Football : du rêve à la réalité (1998), Quatre saisons pour un festin (1999), Les quatres saisons d'Yquem (2001). Sorti le 5 novembre dernier, 'Nos enfants nous accuseront' connaît un succès retentissant. Sans peur d'affronter une réalité dramatique, Jean-Paul Jaud s'attaque aux dangers de l'agriculture chimique. http://www.nosenfantsnousaccuseront-lefilm.com/

Biographie Dominique Belpomme

Dominique Belpomme est professeur de cancérologie au Centre Hospitalier Universitaire Necker-Enfants malades. Président de l’ARTAC, Association pour la Recherche Thérapeutique Anti-Cancéreuse, qu’il a fondé en 1984, il est internationalement connu pour ses travaux de recherche. Il a notamment beaucoup étudié les impacts de notre environnement sur l'apparition des cancers. Initiateur de l’Appel de Paris (2004) – déclaration internationale sur les dangers de la pollution chimique – et coordonateur du Mémorandum de l’Appel de Paris (2006) – qui détaille les solutions techniques pour lutter contre les effets toxiques des polluants, le Pr. Belpomme s’est fait connaître auprès du grand public pour ses prises de position fortes en faveur de la préservation de l’environnement et de la santé. Etant l’un des rares experts en santé environnementale auprès de différentes instances européennes, il a été désigné pour représenter la communauté scientifique, en janvier 2005 à Bruxelles, lors de la séance inaugurale du Parlement européen destinée à présenter aux parlementaires le projet de règlement REACH. On doit aussi à Dominique Belpomme la formulation du concept de santé durable, image en miroir du concept de développement durable et le concept de prévention environnementale qui lui est associé. Ces deux concepts ont été formulés et explicités dans le Mémorandum de l’Appel de Paris ainsi que dans plusieurs articles et livres grand public

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Jeudi 25 juin 2009
Info:
Ségolène Royal sera demain 26 juin à Gourgé à 18h45, pour une rencontre conviviale.
DA Niort 
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Vendredi 19 juin 2009

AP | 18.06.2009 | 18:29

Ségolène Royal vient d'être désignée "ambassadrice" contre le réchauffement climatique par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), a annoncé jeudi le cabinet de l'ex-candidate socialiste à la présidentielle, confirmant une information publiée par "Le Parisien-Aujourd'hui en France".

"Ségolène Royal a accepté cette mission et sera présente, à ce titre, à la conférence mondiale sur le réchauffement climatique qui se tiendra à Copenhague en décembre 2009", a déclaré son cabinet dans un communiqué.

La présidente de la région Poitou-Charentes et ancienne ministre de l'Environnement dit avoir été sollicitée "en tant que présidente d'une région ayant été citée comme exemplaire dans la coopération menée avec une région du Sénégal dans le domaine de l'énergie solaire et du micro-crédit". Sa mission consiste à "oeuvrer à la reconnaissance de l'action des régions, aux côtés des Etats centraux, comme élément clef dans la lutte contre les changements climatiques".

Ségolène Royal a été nommée la semaine dernière par Martine Aubry au poste de représentante du PS au sein de l'Internationale socialiste. AP

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Vendredi 19 juin 2009
 

Par Estelle Gross, publié le 16/06/2009 11:20 - mis à jour le 16/06/2009 

 

Fraichement entrée dans la direction du Parti socialiste, Ségolène Royal réunissait ce 15 juin, experts et militants pour plancher sur l'après-crise. Histoire de prendre de la hauteur et de préparer 2012.

Qu'on se le dise: pendant que le parti socialiste soigne sa gueule de bois post-Européennes, Ségolène Royal, elle, travaille. Les quadras du PS, Pierre Moscovici et Manuel Valls en tête, appellent à des primaires ouvertes à gauche? La toute nouvelle vice-présidente de l'Internationale socialiste préfère parler du fond. Lundi 15 juin, la présidente de Poitou-Charentes a ainsi animé le quatrième rendez-vous de son université populaire participative. Le thème: "Quel nouveau modèle de développement économique et social pour l'après-crise?" 

Une demi-heure avant le début de la soirée, la presse patiente déjà en nombre devant les grilles de la mairie du 4e arrondissement de Paris, fief de la royaliste Dominique Bertinotti. La consigne est pourtant claire et sans appel: ni caméras, ni photos à l'intérieur, et ce à la demande des participants. 

Ambiance studieuse

Vers 18 heures 15 les portes s'ouvrent enfin et la foule des militants et sympathisants mais aussi de simples curieux s'engouffre dans l'escalier central. L'événement est victime de son succès, les chaises manquent, et les derniers arrivés s'entassent dans le couloir.

Celle que tout le monde est venu voir apparaît, bronzée et souriante. Ségolène Royal prend le micro, le son est exécrable. Alors que toute la presse attend une réaction post-scrutin européen, elle donne le ton. "Le contexte politique [...] renforce notre volonté de travail, de dialogue, d'écoute et de proposition". Sur les élections européennes, elle n'émet qu'un seul petit commentaire: "Cette abstention appelle un sursaut, une audace nouvelle." Et s'autorise un constat: "Sur le parti socialiste je dirai juste un fait non polémique ce sont 6,7 millions de voix qui ont été perdues depuis le premier tour de l'élection présidentielle."

Puis on passe au programme de cette très sérieuse université populaire. Les organisateurs ont fixé cinq défis et invité sept experts pour y répondre. L'ambiance est studieuse, presque scolaire. Un par un, les intervenants prennent la parole, rétroprojecteur à l'appui. Vingt minutes par personne, le compteur tourne sur l'écran géant. Dans la salle, les participants, âgés en moyenne, tendent l'oreille. Jacques Attali se lance dans une explication de la crise, le micro lui joue des tours mais son intervention est saluée par des applaudissements appuyés. Jacques Barbier, président du Réseau Eco-industries de Poitou-Charentes prend la suite, n'oubliant pas de saluer l'implication et le bilan vert de "la présidente" de région.

Royal et ses jeunes pousses

La représentation syndicale, les raisons de la crise, la croissance verte, une transparence accrue du pouvoir à tous les échelons, un "Small Business Act" à l'échelle européenne, une veille industrielle... L'université tente de dessiner un nouveau monde.

Malgré les quelques soucis techniques, l'opération fait effet. Pendant les différentes démonstrations, une feuille circule dans la salle, le public se prête volontier au jeu du participatif. "Vient le moment de l'échange avec la salle", annonce Ségolène Royal, qui anime la soirée en lieu et place d'une Aurélie Filipetti annoncée. Pendant vingt minutes, les invités répondent aux questions du public, les autres questions trouveront leur réponse sur le site Internet.

Ségolène Royal prend une dernière fois la parole saluant "une très très grande qualité de l'université " et la "densité et diversité des interventions". "J'ai toujours la volonté de mettre en avant la nouvelle génération, c'est très important qu'elle ait la parole", insiste-t-elle pour introduire Guillaume Garot et Delphine Batho, chargés de la conclusion. Le premier résume les propositions. "Il y avait de l'espoir et du désir d'avenir, alors continuons ensemble", conclut-il.

La seconde, interrompue régulièrement par les applaudissements, appelle à de nouvelles règles du jeu et à poursuivre le travail pour "redonner confiance en la gauche".  Toute l'équipe sort par une porte dérobée, au grand dam des journalistes massés dehors. Ségolène Royal, un pied dans le parti, l'autre en dehors, s'est abstenue de tout commentaire. Irréprochable et studieuse...

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Mercredi 17 juin 2009

Parti Socialiste


> Union Régionale Socialiste Poitou-Charentes -16 rue du mouton - 86000 Poitiers

Tél. : 05 49 88 66 42 - Fax : 05 49 88 38 36 - E-mail : fede86@parti-socialiste.fr

L’Union Régionale Socialiste, les Fédérations du Parti

Socialiste de la Charente, de la Charente-Maritime,

des Deux-Sèvres et de la Vienne ont le plaisir de vous

inviter à un :

PIQUE NIQUE REGIONAL

SAMEDI 27 JUIN 2009

à par tir de 19 heures à Poitiers

Avant l’été, retrouvons-nous dans un cadre convivial

autour de Ségolène Royal, Présidente du Conseil

Régional, de nos parlementaires et de nos élus.

Parc floral de la Roseraie - Parc des expositions - Rue

Salvador Allende - Poitiers

Apéritif offert - Apporter son panier - Tables et chaises

fournies - Buvette - Produits régionaux

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Mercredi 17 juin 2009
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